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Mise à jour le 28 décembre 2007
On en parle depuis des années, le régime de l'acceptation bénéficiaire sera sans doute bientôt aménagé.
Ce sujet, qui a fait couler tellement d'encre et grincer tellement de dents, revient avec force sur le devant de la scène en cette fin d'année 2007.
Car si le bon sens, et pour certains cas la morale, veulent voir disparaitre cette épée de Damoclès pesant sur la tête du souscripteur, il n'en reste pas moins que l'acceptation bénéficiaire demeure un des fondements juridiques de l'Assurance Vie.
Un rappel du régime actuel de l'acceptation est nécessaire.
L'acceptation peut intervenir à tout moment en cours de contrat. Tout bénéficiaire souhaitant percevoir des capitaux issus d'un contrat d'Assurance Vie doit en accepter le bénéfice.
L'acceptation la plus connue (bien que le bénéficiaire n'en ait pas toujours conscience) est l'acceptation postérieure au décès.
Ainsi, un bénéficiaire en cas de décès, suite au décès du souscripteur, devra accepter le bénéfice du contrat, et ce postérieurement au décès, en fournissant à l'Assureur les pièces justificatives nécessaires au règlement des capitaux. Le bénéficiaire manifeste ainsi sa volonté de percevoir les sommes et est donc bénéficiaire acceptant.
L'acceptation peut être :
Mais elle doit être non équivoque (des primes prélevées sur un compte joint ne feront pas de l'époux bénéficiaire un bénéficiaire acceptant).
Seul le bénéficiaire lui-même peut accepter (ou ses représentants légaux dans le cas d'incapables juridiques).
Dans certains cas précis, les héritiers du bénéficiaire peuvent accepter s'il n'y a pas de bénéficiaires de second rang dans la clause bénéficiaire.
Un bénéficiaire acceptant ne peut plus être révoqué, ne serait-ce que partiellement, sans son accord.
Ainsi, l'accord du bénéficiaire sera indispensable pour réaliser les opérations suivantes :
Toutes ces opérations équivalant à une révocation partielle ou totale, l'accord du bénéficiaire devient obligatoire.
En cas de pluralité de bénéficiaires de premier rang, l'acceptation d'un seul suffit pour bloquer le contrat.
A contrario, si un bénéficiaire de second rang accepte, le souscripteur conserve tous ses droits sur le contrat. L'acceptation sera juste conservée par l'Assureur pour mémoire.
A noter que si la faculté de rachat est bloquée par le bénéficiaire acceptant, cela n'exonère pas le souscripteur de déclarer la valeur de son contrat à l'ISF .
Le projet de Loi prévoit que pour être enregistrée par l'assureur, la demande d'acceptation devra être validée postérieurement par le souscripteur. Plus question donc que l'acceptation n'ait lieu à l'insue de ce dernier.
Si le bénéficiaire pourra toujours accepter à tout moment en cours de contrat, le souscripteur conservera la maîtrise totale de son contrat en validant, ou non, la demande d'acceptation. En cas de refus de la part du souscripteur, la demande d'acceptation resterait lettre morte et l'assureur ne serait pas autorisé à l'enregistrer.

Cette loi permettant la recherche des bénéficiaires des contrats d'assurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés est entrée définitivement en vigueur le 18 décembre 2007.
Il est à noter que le champ d'application de cette Loi concerne tous les contrats d'Assurance Vie non encore acceptés. Un contrat pour lequel son bénéfice aurait déjà été accepté n'entre pas dans le champ de cette Loi.
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