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Le 22 février 2007
Suite au dernier rapport du Médiateur de la République au sein duquel figure une analyse du sort des contrats d'assurance vie non réclamés par les bénéficiaires, la FFSA (Fédération Française des Sociétés d'Assurance) a décidé d'apporter quelques précisions.
Nous vous livrons ci-dessous le communiqué de la FFSA.
Parmi les 84 pages que comporte le dernier rapport du Médiateur de la République, l'une d'elles, intitulée « Assurances vie en déshérence ; entre éthique et milliards d'euros » a particulièrement retenu l'attention des médias. On a pu lire et entendre à cette occasion des propos qui relèvent du contresens ou de l'inexactitude, ce qui nécessite une mise au point.
La réalité est toute autre : dans la grande majorité des contrats d'assurance vie, c'est le souscripteur lui-même qui perçoit la rente ou le capital, car il est en vie au terme du contrat. Les cas où l'assureur peut, au décès de l'assuré, rencontrer quelques difficultés pour identifier le bénéficiaire, lorsqu'il ne s'agit ni du conjoint ou des enfants, ni d'une personne nommément désignée, demeurent extrêmement rares.
Jusqu'à présent les sommes non réclamées venaient augmenter la rémunération des contrats au titre de la participation aux bénéfices, après échéance du délai de prescription, et amélioraient ainsi les prestations versées à l'ensemble des assurés. Les sommes non réclamées n'ont donc jamais constitué une ressource significative pour les assureurs.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007 a prévu que les sommes n'ayant fait l'objet d'aucune demande de prestation trente ans après le décès de l'assuré ou l'échéance du contrat seraient désormais affectées au Fonds de réserve des retraites.
Dans un communiqué en date du 26 octobre 2006, la FFSA a dénoncé cette mesure qu'elle juge confiscatoire pour la mutualité des assurés vie.
Selon une enquête menée par la FFSA à la fin des années 1990, le cumul des sommes non réclamées s'élevait à moins d'un milliard d'euros, ce qui représente moins de 1 pour 1 000 de l'encours global en assurance vie. Une nouvelle enquête menée en 2005 est arrivée au même résultat d'environ un milliard d'euros d'encours. Il est donc totalement faux d'évoquer plusieurs milliards d'euros qui, chaque année, ne seraient pas versés aux bénéficiaires.
Tout souscripteur d'un contrat d'assurance vie dispose de différents moyens pour que sa volonté soit respectée :
En huit mois de fonctionnement, sur près de 6 000 demandes, le dispositif Agira a permis de trouver 627 contrats, dont certains étaient déjà en cours de règlement, pour un montant global de 12 millions d'euros.
En quoi ces résultats sont-ils décevants ?
Il faut rappeler le fonctionnement d'Agira :
Peut saisir gratuitement cet organisme toute personne qui pense être bénéficiaire d'un contrat souscrit à son profit par une personne dont elle apporte la preuve du décès.
Pour que le demandeur obtienne une réponse positive, il faut non seulement que la personne décédée ait effectivement souscrit un contrat mais encore qu'il y soit désigné comme bénéficiaire. Il ne suffit pas de penser que l'on pourrait être bénéficiaire d'un contrat pour que cela s'avère être le cas.
C'est au souscripteur de faire en sorte que les bénéficiaires puissent être aisément identifiés et que son effort de prévoyance puisse atteindre son objectif en étant versé au profit du ou des bénéficiaire(s) désigné(s).
Il est primordial de porter une attention toute particulière à la rédaction de la clause bénéficiaire.
Le contrat d'assurance vie remplit parfaitement son objet, ce qui explique le succès qu'il rencontre auprès du public.
Source FFSA, lettre d'information bimensuelle - février 2007 - http://www.ffsa.fr
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