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On assimile souvent le contrat d'assurance vie comme étant exclusivement une garantie de versement de capital si le souscripteur (la personne souscrivant le contrat) venait à décéder. L'Assurance Vie possède un périmètre bien plus large.
L'Assurance Vie est une opération d'assurance sur la vie. Elle permet donc au souscripteur de s'assurer contre le risque de vie.
En cela, elle comporte par définition un aléa lié à la durée de vie humaine et ne peut être assimilée à une simple opération de capitalisation.
Le risque de vie prolongée se dévoile lorsque le souscripteur dépasse son espérance de vie théorique et se concrétise par un déficit de moyens financiers.
Actuellement, deux phénomènes se conjuguent : l'augmentation de l'espérance de vie et la baisse programmée des prestations retraite.
L'espérance de vie des Français notamment augmente d'une année tous les quatre ans. Ainsi, un nourrisson sur deux naissant aujourd'hui est théoriquement destiné à vivre centenaire.
Les régimes de retraite, au fil des réformes et de l'évolution des données démographiques, sont amenés à garantir un montant de pension de retraite de plus en plus faible.
La conjonction de ces deux phénomènes fait apparaître un risque de plus en plus présent : la dépendance financière.
En effet, les besoins financiers sont de plus en plus importants au fur et à mesure qu'augmente l'âge de l'assuré social (maisons de retraite, assistance médicale personnalisée, etc.).
Nous sommes donc bien face à un risque financier de vie prolongée.
L'Assurance Vie a pour but premier de couvrir ce risque financier en permettant au souscripteur de se constituer ou de faire fructifier un capital. La couverture de ce risque n'est pas exclusif et l'Assurance Vie permet de la même manière de se constituer un capital en vue de concrétiser un projet, un apport financier, ou de préparer la transmission de son patrimoine.
Si le souscripteur décède en cours de contrat, les fonds sont versés à une personne nommée par celui-ci (le bénéficiaire en cas de décès) et ce, sans que les droits de succession classiques ne s'appliquent.
L'Assurance Vie échappe aux droits de succession car les capitaux issus d'un tel contrat ne rentrent pas dans l'actif successoral du défunt (voir la stipulation pour autrui). Seule une fiscalité en cas de décès, propre aux contrats d'Assurance Vie, extrêmement favorable s'appliquera.
S'il est vrai qu'il y a une vingtaine d'années nombre de contrats imposaient le blocage des fonds pendant une période donnée, cette période est aujourd'hui révolue chez la majorité des Assureurs Vie.
Non seulement, arrivé au terme du contrat (à son échéance), le souscripteur perçoit le montant de ses versements augmentés des intérêts, mais en plus il peut exercer son droit de rachat total ou partiel à tout moment.
Une fiscalité sur les produits, propre aux contrats d'Assurance Vie, trouve alors à s'appliquer.
Les contrats d'Assurance Vie bénéficient aujourd'hui d'une très grande souplesse.
Certains Assureurs Vie, encore aujourd'hui, peuvent proposer des contrats dont les fonds sont bloqués ou assortis d'une pénalité en cas de rachat en cours de contrat. Il semble donc peu opportun de souscrire actuellement de tels contrats (comparer efficacement les contrats entre eux).
L'Assurance Vie permet de se constituer, de faire fructifier un capital, ou d'optimiser sa transmission de patrimoine.
En cas de décès en cours de contrat, les fonds sont versés à un ou des bénéficiaires désignés par le souscripteur lui-même, et ce en totale franchise de droits de succession.
Le rachat total ou partiel du contrat d'Assurance Vie est possible à tout moment et sans pénalités chez la grande majorité des Assureurs
La fiscalité de l'Assurance Vie (en cas de rachat ou en cas de décès) est très largement favorable.
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