LES DERNIERS SUJETS DU FORUM
|
|
:
Prédige (Crédit Agricole) : +0.50
:
Nuances Plus (Caisse d'Epargne) : -0.15
|
|
|
Contrairement à ce que l’on croit souvent, le montant de la Rente Viagère n’est pas fixe. La Rente Viagère garantit en fait un montant minimum. Ce montant bénéficiera tous les ans d’une revalorisation dépendante des bénéfices réalisés par l’Assureur. Le taux de revalorisation est donc différent d’un Assureur à l’autre, de la même manière qu’il varie d’un Assureur à l’autre sur les fonds en Euros.
La revalorisation totale de la rente est le cumul :
L’assureur peut s’engager ou non vis-à-vis de ses souscripteurs à leur donner par anticipation une garantie de taux minimum de revalorisation, valable pour toute la durée de versement de la rente. On parle alors de taux technique (l’équivalent du Taux Minimum Garanti Annuel sur un fonds Euros), si ce n’est que le taux technique est une garantie viagère, alors qu’elle est le plus souvent annuelle sur les fonds en Euros.
Actuellement, la plupart des taux techniques tournent aux alentours de 2.25% (ou 2%). Ce qui signifie que l’assureur garantit alors une revalorisation annuelle minimum du montant de la rente de 2.25%.
Ce taux technique pouvant facilement être comptabilisé par l’Assureur par anticipation puisque fixe, il majore alors le montant de la première rente sous forme d’un précompte. C’est-à-dire que le montant de la première rente inclut déjà la valorisation totale de 2,25% sur toute la durée de versement. Le montant est donc majoré par anticipation.
Comme son nom l’indique, cette composante est directement liée aux bénéfices réalisés par l’Assureur, après prise en compte de ses propres contraintes techniques, financières et comptables. La participation aux bénéfices est un donc un élément variable d’un Assureur à l’autre et d’une année sur l’autre, avec un minimum de 0%.
Privilégiant la sécurité, le souscripteur est naturellement porté à choisir la garantie la plus importante, donc le taux technique le plus élevé (ce qui permet au montant de la première rente d’être plus élevé). Ce raisonnement peut ne pas se révéler judicieux…
En effet, le taux technique est précompté, donc comptabilisé par anticipation sur le montant de la première rente. Les rentes annuelles suivantes ne bénéficieront donc plus que de la participation aux bénéfices. La revalorisation annuelle à partir de la deuxième année est donc faible.
Concrètement : prenons une hypothèse de revalorisation globale (taux technique à 2.25% + participation aux bénéfices) de 3% par an. Le taux technique étant déjà précompté dans le montant de la première rente, la revalorisation annuelle ne sera que de 0,75% (3% - 2,25%).
Une rente à taux technique de 0% ne présente aucun précompte de taux. Le montant de la première rente est donc plus faible qu’avec un taux technique à 2.25%. Mais la revalorisation annuelle sera beaucoup plus élevée, puisqu’elle bénéficiera du taux technique et de la participation aux bénéfices, soit 3% par an pour suivre notre exemple.
La conséquence est mathématique : au fil des ans, le montant revalorisé de la rente à taux technique 0% tend à égaler le montant de la rente à 2,25% et finira même par le dépasser.
Il est très compliqué de dater avec précision cet « effet de ciseau ». Mais on peut admettre que pour une rente déclenchée à 60 ans, la rente à taux 0% dépasse en montant la rente à 2,25% vers l’âge de 75 ans (calcul établi sur une hypothèse de revalorisation annuelle fixe).
Tout dépend donc de votre objectif.
Si vous souhaitez financer votre départ en retraite, optez pour une rente à taux technique le plus élevé possible, mais si vous souhaitez financer le risque de dépendance financière, optez alors pour une rente à taux technique 0%.
Il parait utile enfin de rappeler que le montant des pensions de retraite servies par les régimes obligatoires gérés par répartition est amené à diminuer et que l'espérance de vie humaine augmentant, les besoins financiers en fin de vie sont accrus (hébergement en maison de retraite, nécessité d'assistance médicale, etc)…
| |||